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ATELIER DE TRAVAIL
:
LES
ASSOCIATIONS MUSULMANES FMC, UMSA, MAC
ET
PLUSIEURS ORGANISMES DES DROITS ET LIBERTÉS
Puisque nous somme dans un pays qui respect les droits
et les libertés de la personne, nous somme obligés de connaître sa
charte des droits et libertés pour la respecter et l’utiliser dans
le cas ou une communauté ou l’un de ses membres subit un acte
discriminatoire ou raciste. Pour atteindre cet objectif, les
associations musulmanes FMC, UMSA et MAC ont préparé un atelier de
travail, où elles ont invité les représentants de la commission des
droits de la personne et de la jeunesse, de la ligue des droits et
libertés, du centre de recherche action sur les relations raciales
et l’avocate, Mme Nicole Filo.
M. Samer Majzoub a commencé l’atelier en introduisant les invités
et en remerciant la présence de la publique. Puis, Mlle. Nermine
Barbouche a présenté le programme de la journée et elle a donné la
parole aux conférenciers l’un après l’autre.
Au début, M. Pierre Jetté, directeur de la commission des droits de
la personne et de la jeunesse, a parlé brièvement sur les droits de
la personne et de la jeunesse et de l’histoire de la charte des
droits et libertés, adoptée par l’assemblée nationale du Québec le
27 juin 1975. En effet, le Québec est la dernière province qui a
adopté cette charte au Canada. Puis, M. Pierre a expliqué les
droits fondamentaux, tels que la liberté d’exercer la religion
choisie. En outre, il a parlé des articles 4 et 5 de la charte qui
assurent la dignité et le respect de la vie privée de la personne a
la maison, à l’école et au travail. Il a terminé sa conférence par
la lecture de l’article 10 en mettant l'accent sur le droit à
l’égalité dans la reconnaissance et l’exercice des droits et
libertés. Il a invité la foule à lire la charte des droits et
libertés québécoise.
Par la
suite, le directeur général du CRARR, M. Fou Naime a mit l’accent
sur le racisme et la discrimination contre les membres de la
communauté musulmane dans la société canadienne. Il a montré
comment on détermine les gestes racistes et discriminatoires et
leurs victimes, surtout les nouveaux immigrants et les femmes
voilées, puis par quels moyens et suivants quelles stratégies on
dénonce ces activités non gouvernementales. Après une brève
comparaison entre la discrimination domestique et celle aux États
Unis, il a expliqué les différentes sortes de discriminations
domestiques sexuelles, psychologiques, religieuses et féministes.
Il a donné l’exemple de M. Benoit Dutrizac qui a insulté la
religion musulmane par des propos discriminatoires et islamophobes
pendant ses émissions les francs-tireurs du 2 février 2005. Ainsi
comment nous exerçons nos droits, suivants la charte des droits et
libertés de la personne, par les plaintes, la dénonce des actes
racistes et les débats. Finalement, M. Fou Naime a suggéré que
toutes les différentes associations et organismes travaillent
ensemble et s’unissent pour dénoncer tous les actes considérés
islamophobes et discriminatoires, en donnant l’exemple
d’amélioration de la société québécoise durant les dernières 100
ans, dont le traitement des noires et les juives ont été victimes
du racisme et de la discrimination.
En suite,
Mademoiselle Nermine Barbouche a présenté l’avocate, Mme Nicole
Filo, de la ligue des droits et des libertés, qui a enrichi la
discussion du point de vue juridique.
En fin,
M.Pierre-louis, représentant de la ligue a parlé de l’histoire de
la ligue des droits et des libertés, fondée en 1963. En fait,
c’est une organisation indépendante, sans but lucratif qui est
affiliée à la FIDH (fédération internationale des ligues des droits
de l’homme). M.Pierre-louis a choisi de parler aussi des articles
entre 39 et 48 qui visent les droits économiques et sociaux, ainsi
que la dignité et la vie privée de la personne. Aussi, il a proposé
l’amélioration de la charte des droits et libertés, pour qu’elle
s’adopte aux nouveaux caractères sociaux. De même, il a parlé des
activités de la ligue, les compagnes d’opinions et de pressions,
les forums publics, les conférences, les colloques et même des
interventions dans des cas délicats, de réfugiés refusés par les
services d’immigration Canada, au point d’être expulsés aux pays,
où il y a un grand risque de torture et de mort, comme l’affaire de
Maher Arar ainsi que dans les cinq cas des certificats de
sécurités, comme celui d’Adel Sharkawi. Finalement, M. Pierre-Luis
a dénoncé avec force tout privilège raciale et il a recommandé de
reconnaître l’égalité entre les réfugies et les autres citoyens.
En
après-midi, deux groupes de discussion ont été formés, un en
français et l’autre en anglais, dont le but de débattre plusieurs
sujets, tel que la discrimination fondée sur la race, la couleur et
le nombre d’enfants à la location d’un logement. En effet, M.
Pierre Jetté a raconté une anecdote réelle. En mars 1977, il est
invité à un colloque, à l’hôtel Ritz-Carlton, par les propriétaires
et les représentants de compagnies, pour déterminer les droits des
locataires. Six mois plus tard, il a assisté à la même place et
avec les mêmes personnes, un colloque pour détourner les
recommandations du premier colloque!
Finalement, après la
pause, M. Mohamed Sherif et Mlle. Kathy Malas ont clôturé l’atelier
par les recommandations suivantes :
- Ouvrir un débat
entre les différentes communautés, soit musulmanes ou non
musulmanes.
- Demander à la
Commission de prendre l’initiative.
- Être proactif :
Le travail devrait plutôt être de type préventif dans les centres
d’accueil aux immigrants et non pas seulement une réponse ou une
réaction aux problèmes présentés.
- Organiser des
rencontres pour faire connaître les droits dans les différents
points de services.
- Mettre sur pied
un début d’atelier
- Exiger du
Ministère de l’immigration d’offrir une formation aux immigrants et
de donner les ressources nécessaires à la réalisation de ces
formations
- Les formations devraient être offertes tant aux immigrants
qu’aux officiers de polices, aux douaniers etc.
- Les liaisons
entre les différentes organisations musulmanes, la commission des
droits de la personne et des droits de la jeunesse et la Ligue des
droits et des libertés devraient être plus stables et régulières.
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